Antoinette Fouque, féministe dans l’âme

Antoinette FouqueA la fin des années 70, Antoinette Fouque et d’autres activistes décident d’enregistrer le MLF comme une association. Elle a lancé le Mouvement de Libération des Femmes avec le soutien de différentes militantes. Au début des années 80, Antoinette Fouque part pour les USA et se met en retrait du Mouvement de libération des femmes. Le mouvement, à ce moment sujet de querelles internes, perd des adhérentes et de l’influence. Dans l’optique de parer une récupération politique, le sigle MLF a été déposé à l’Institut national de la propriété intellectuelle.

De l’éducation à la psychanalyse

A la fin des années 60, Antoinette Fouque lie connaissance avec le psychanalyste Jacques Lacan. En plus de sa profession d’enseignante, elle travaille avec deux sociétés d’édition. Son directeur de thèse n’est autre que Roland Barthes. La jeune femme obtient un DEA. C’est pendant cette période qu’elle fréquente Monique Wittig, théoricienne féministe. En 1972, Antoinette Fouque s’associe à une UV illicite au sujet de la sexualité de la femme avec Luce Irigaray, philosophe féministe.

Antoinette Fouque a de qui tenir dès lors que son père est un syndicaliste. C’est dans un quartier populaire de la cité phocéenne qu’elle passe une enfance tranquille. Antoinette Fouque gardera jusqu’à sa mort un solide enracinement à gauche de son enfance passée dans un quartier prolétaire.

« Le dictionnaire universel des créatrices » parait sous sa direction. Cet ouvrage met en lumière quarante siècles de création des femmes. Antoinette Fouque détaillece qui est pour elle la féminologie dans les pages de plusieurs essais écrits entre la fin des années 80 et la décennie 2010. Le combat d’Antoinette Fouque n’a rien à voir avec un militantisme sans concessions, il soutient son attachement au statut de mère.

Une militante sur toute la planète

Pour Antoinette Fouque, l’épouse du soldat inconnu est encore plus inconnue que lui. C’est ce qu’elle clame lors d’une manifestation parisienne du MLF. A l’ONU et partout dans le monde, la militante lutte pour les femmes. Elle meurt le 20 février 2014. Elle aura reçu les plus hautes distinctions nationales dont la Légion d’honneur. Antoinette Fouque fonde le Club Parité 2000 et le Collège de Féminologie.